Non, Hayek n’a pas soutenu le régime Pinochet

par J. Edward Britton (15 mai 2020)

En histoire, les idées fausses restent fausses, même si on les répète souvent. Après tout, les idées légendaires ont le pouvoir de captiver ceux qui sont déjà idéologiquement convaincus, et avec une efficacité que l’histoire véritable ne saurait atteindre. Une de ces idées fausses, que les critiques progressistes du marché libre se sont souvent appropriée, est le lien supposé entre le régime de Pinochet et le célèbre économiste autrichien Friedrich Hayek. Une analyse historique rationnelle des termes mêmes de Hayek permet de réfuter l’affirmation selon laquelle il aurait été un ami de Pinochet, dès lors qu’on fait l’effort de ne pas se contenter de remarques informelles, et qu’on s’attache à une véritable recherche universitaire.

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Les communistes européens aimeraient rendre les marchés et le “néolibéralisme” responsables du COVID-19

par Fabrizio Ferrari (8 mai 2020)

Photo par Taras Chernus sur Unsplash

Alors que la pandémie de COVID-19 s’étend au monde entier, beaucoup d’experts gauchistes et de politiciens communistes attribuent son extension à ce qu’ils prétendent être les défauts intrinsèques du néolibéralisme — qu’ils assimilent à la mondialisation, au laissez faire, à l’absence de solidarité et à la hausse des inégalités. Pourtant, toutes leurs affirmations et théories sont soit factuellement fausses, soit sans aucun sens sur le plan logique et praxéologique.

La mondialisation, c’est une coopération sociale améliorée

Tout d’abord, les gauchistes et communistes antimondialistes ne semblent pas comprendre clairement ce qu’est vraiment la mondialisation : un cadre économique et institutionnel dans lequel, simultanément, la production économique (biens de consommation et services) et les facteurs de production (marchandises, travail et capital) peuvent se déplacer et circuler mondialement avec une liberté relative.

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Trois raisons de craindre que la zone euro se rétablisse mal

par Daniel Lacalle (11 mai 2020)

Photo par Wolfgang Hasselmann sur Unsplash

Tout le monde s’attend à ce que l’économie de la zone euro s’effondre en 2020. Dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie, le déclin, de plus de 9%, sera sans doute supérieur à celui d’économies émergentes. Cependant, il est crucial de comprendre comment et quand les économies de la zone euro pourront se rétablir.

Il y a trois raisons de s’inquiéter :

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Le plan Marshall, ce mythe qui ne veut pas mourir

par José Niño (5 mai 2020)

Photo par Chris Hall sur Unsplash

Certains mythes politiques ont la vie dure.

Les classes dirigeantes nous rappellent constamment que l’aide internationale serait cruciale pour faire sortir hors de la pauvreté les pays en voie de développement. Avec la baguette magique de la dépense publique, il suffirait d’envoyer de l’argent aux pays en voie de développement pour les libérer de leur torpeur économique. Cette histoire a déjà été entendue à l’échelle nationale, lorsque des politiciens ont soutenu des plans de transfert de richesse, dans l’intention affichée d’“investir” dans des régions des États-Unis qui se trouvaient économiquement aux abois. Vu la pente universaliste de la politique américaine, la logique redistributive nationale est inévitablement transposée au niveau international.

Le mythe de l’aide internationale perdure à travers les références constantes des politiciens au plan Marshall, source d’inspiration pour tous les nouveaux projets d’aide internationale. Le plan Marshall était le programme de soutien économique aux pays d’Europe occidentale après la Seconde guerre mondiale. Selon l’opinion commune, la capacité de l’Europe à rebondir après le désastre de la Seconde guerre mondiale est largement due aux dépenses d’assistance du plan Marshall, qui se sont élevées à plus de 100 milliards (exprimés en dollars 2018).

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La liberté individuelle doit prévaloir, même si les guerriers du COVID disent l’inverse

par Patrick Barron (2 mai 2020)

Photo par Graeme Nicholl sur Unsplash

De 2009 à 2012, j’ai assuré à l’université de l’Iowa un cours d’introduction à l’école autrichienne d’économie. Le premier jour, je disais à mes étudiants que l’école autrichienne modifierait la façon dont ils voient le monde, pas seulement d’un point de vue économique, mais d’un point de vue plus général. Plus rien ne leur apparaîtrait de la même façon. Ils apprendraient à penser par eux-mêmes et à ne plus céder à la propagande de l’État, aux médias de masse ni aux opinions mal assurées de leurs amis et connaissances. Bien sûr, cela ne leur assurerait pas un très grand succès dans les soirées !

Individualisme méthodologique contre collectivisme

Je leur expliquais que la science économique est un sous-ensemble de la science de l’action humaine. Toute action est individuelle, subjective et vise un certain but.

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Pour éviter l’effondrement de la zone euro, l’Europe tend à devenir un super-État

par Frank Hollenbeck (2 mai 2020)

Photo par Micah Williams sur Unsplash

Le président français Macron a récemment envoyé un tir de sommation en direction de la gouvernance européenne. Il a déclaré qu’à moins de rendre tous les pays de l’Union européenne mutuellement responsables des dettes de chacun de ses membres, l’U.E. pourrait s’effondrer. En mars, Christine Lagarde a demandé aux ministres des Finances de la zone euro d’envisager l’émission ponctuelle et coordonnée de “coronabonds” pour accompagner la lutte contre la pandémie de coronavirus. Mais cette proposition a suscité l’opposition de l’Allemagne et des autres pays d’Europe du Nord, qui ne souhaitent pas être responsables des dettes des États les plus dépensiers de l’U.E.

Avant la crise, l’Italie avait un ratio dette/P.B.I. de 135%. Bien qu’elle ait eu plus d’une décennie pour réduire sa dette après la crise de 2008, l’Italie n’a cessé de repousser la résolution de ce problème. Sans troubles graves ni révolte des électeurs, les politiciens ne prendront jamais la dette au sérieux et leurs pays échoueront immanquablement à la réduire.

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